Elle souffrait, malgré l’entrain factice qu’elle avait montré dans la journée, et ce fut presque sincèrement qu’elle soupira auprès de lui sur le vide de son existence, lui confiant que ses succès ininterrompus ne l’empêchaient pas d’avoir des regrets et qu’elle était passée à côté de bien des choses. La villa de Sorrente, la baie de Naples, quel beau rêve! Peut-être y aurait elle trouvé le bonheur. Elle avait été bien sotte de refuser: après tout, les triomphes de la scène n’étaient qu’illusion.
Pas grand’chose à en dire: un portrait de femme bien fade. C’est plat, ca manque de relief psychologique, la narration est linéaire et très classique. Les expressions sont un peu vieillottes, sans que j’arrive à déterminer si c’est voulu par l’auteur, par le traducteur (non mentionné dans l’édition 10/18 que j’ai sous les yeux) ou si le texte est tout simplement daté (l’original date de 1937). C’était le premier roman de William Somerset Maugham que je lisais, et je ne suis pas persuadée d’en lire un autre.
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