Dans mon beau village, comme dans la plupart des villages de Suisse, il a été décidé de mettre en place une déchetterie, à même de recevoir les détritus locaux, après un tri fort soigneux. Et pour donner du coeur à l’ouvrage des indigène, il a été décidé d’instaurer une taxe au sac à poubelle. Ainsi, seuls les sacs officiels sont acceptés, au prix de 1.55 le sac de 35 litres (compter 1 €). Du coup, cela incite plus que jamais à devenir éboueur, ferrailleur, verrier,… pour réduire les coûts. On procède donc au “tri sélectif”, avant de déposé le résultat de ce tri dans la benne idoine de la déchetterie. Cette dernière est hautement clôturée, et férocement surveillée pendant les heures d’ouverture. J’ai même vu un des employés demander de séparer le verre d’un thermos de la coque! Contrairement à mon ancien village, la dechetterie est donc rigoureusement gérée, religieusement propre, réglementairement organisée.
Je me demande quand même où se trouve la cohérence écologique. Car il n’y a plus de ramassage d’ordures. Il faut donc impérativement posséder une voiture. La déchetterie, quand elle est ouverte, génère un trafic important sur les routes de la commune, des bouchons devant les bennes, et j’en passe. Et comme il est maintenant aussi strictement interdit de faire un feu, tous les déchets de jardin doivent aussi être transportés. Rien que pour l’herbe de tonte, le papier, le PET et le verre, j’en ai eu pour 6 voyages, samedi passé, avec la remorque. Et pour les branches de la haie que je viens de couper, soit environ 10 m3 de déchets, la quantité à transporter est tellement importante que je vais devoir aller chercher une camionnette à plus de 30 km pour pouvoir faire les 4 voyages nécessaires pour tout transporter à la déchetterie, au lieu de le brûler sur place petit-à-petit.