Je suis responsable informatique dans un établissement scolaire. Je suis donc en charge de la technique et de l’informatique pédagogique. Mais je reste en premier lieu un enseignant avec la paie idoine. Et cela mène à des situations rocambolesques.
Pour rendre service à un autre établissement scolaire, j’ai accepté de faire des heures supp’ sur appel, en tant que technicien. Le côté informatique pédagogique étant assurés par des enseignants du cru. Je vais donc devoir gérer le parc informatique, résoudre les problèmes et commencer par installer et configurer une cinquantaine de machines. Un vrai boulot de technicien. Et c’est justement ici que ça se gâte. Etant enseignant, je serai payé au tarifs heures supp’ de la profession, déjà peu élevé, à savoir une soixantaine de francs de l’heure. Le problème est que comme il ne s’agit pas d’heures d’enseignement, mon employeur appelle cela des “périodes administratives”, dont la durée est de 105 minutes. Cela fait un tarif horaire de 34.20 francs. Pour un travail similaire effectué par un privé, le tarif tourne autours de 150 francs de l’heure… Barbidule pourra vous le confirmer…
Le directeur qui cherche à m’employer n’a pas trop de choix. Ce n’est pas son établissement qui me paie, mais le canton. Je rendrai donc service cette année, mais on ne m’y reprendra plus.
*http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=234379