Je suis arrivé à l’aéroport de Francfort. Le pilote a du apprendre à piloter avec Arnold Schwarzenegger; une vraie brute, de premier ordre, particulièrement à l’atterrissage. Tout le contraire de celui qui m’a emmené à Moscou. Impossible de voir Ambassador. Il a voyagé en soute, mais je n’ai pas un droit d’accès, parce que je n’ai que 3h30 d’attente à l’aéroport pour un vol vers Genève. Mais il paraît qu’il doit passer par un contrôle vétérinaire obligatoire, et qu’ils se chargent du chien pendant le temps de transit. C’est une excellente nouvelle.
Une chose est certaine: tous les aéroports se ressemblent, et rien ne ressemble plus à un aéroport qu’un autre aéroport. Je sais ça n’a aucun sens, mais ce n’est pas très grave. L’aéroport n’est finalement qu’un vaste endroit pour attendre, attendre et encore attendre. Chaque coin, chaque banc est pris d’assaut. Certains dorment à même le sol. D’autres errent, le regard vague et le vêtement défraîchi.
Je suis dans la zone de transit, cela signifie que je n’ai pas accès aux émotions d’un aéroport: les rencontres, le retrouvailles, les adieux et tous ces sentiments qui n’existent que parce qu’un jour, un homme a eu une idée de génie: <em>et si je prenais un colocataire sur cette planète?</em>. Et c’est ainsi que naquit le droit du bail, en même temps que la Genèse, l’Humanité, les avocats et les emmerdes (même si ces deux derniers termes sont souvent synonymes).
En ce moment, je squatte le terminal d’embarquement pour Tripoli et pou Minsk. Il y a un peu de place, de quoi s’asseoir et surtout de la tranquillité (et un réseau wifi sur-taxé).
J’ai du parler allemand. Une vraie horreur. D’habitude, je me débrouille, mais là, un mot sur trois était en allemand, le reste en anglais et en russe. Terrible, le mélange des cultures.
Je vais profiter des mes dernières minutes de connexion pour publier ce billet. Gros poutou à tous les lecteur de la part d’Ambassador.