Je reprends le chemin de ce blog pour aborder un sujet technologique. Il s’agit en fait d’une réflexion à brûle-pourpoint sur le progrès technologique (ne devrait-ton pas d’ailleurs dire aujourd’hui à brûle-t-shirt?).
J’ai réalisé mon premier film (et court-métrage) avec une caméra VHS, il y a bien des années de cela. Il s’agissait d’une adaptation de Dornröschen, avec le budget faramineux de 30.-. Pour ceux que la langue de Goethe horripile, il s’agit de La Belle au Bois Dormant, en allemand, naturellement. La qualité est naturellement… à la hauteur de la VHS; soit exécrable, malgré un matériel hors de portée de l’amateur, puisqu’il s’agissait de matos de pro.
Ensuite, je me suis mis à la caméra au format MiniDV. J’ai appris les ficelles du métier en filmant mes chiens et mes chiots. Bon exercice. Mais la qualité de l’image, bien que supérieure à celle du VHS, reste médiocre. Du moins avec les caméras à ma portée financière. Entre le VHS et le miniDV, il m’a fallu tout réapprendre. On passe du montage su table au montage par logiciel. Un grand saut qualitatif, mais aussi un grand travail pour s’y adapter. L’amélioration de la qualité nécessite aussi d’adapter sa manière de filmer. Je suis devenu pas trop mauvais avec le couple Caméra MiniDV – iMovie (pour le montage). En quelques minutes, je suis à même de pouvoir monter un petit film simple.
Aujourd’hui, les caméras sont Full-HD. Et c’est une de celles-ci que je viens d’acheter. Plus précisément une Canon HG20.

L’image est d’une qualité impressionnante. Mais du coup, il faut réapprendre à filmer, pour tenir compte du format 16:9 et de la qualité. La caméra contient un disque dur de 60 Go. Ce n’est pas un luxe devant la taille que prend la moindre vidéo au format AVCHD. Mais du coup, avec l’augmentation de la taille des vidéos, iMovie HD ne suffit plus. Je suis donc passé à Final Cut Express, logiciel semi-pro de montage. Fantastique logiciel… mais qui nécessite de tout réapprendre. Ou plutôt dans mon cas de réviser; j’ai suivi il y a quelques années une formation sur ce logiciel.
Là, je n’aborde que la vidéo. Mais l’effort pour se maintenir à jour, je dois le faire dans tous les domaines que j’utilise pour mon boulot: l’informatique, l’audio, la vidéo, la photo, les réseaux,… Et je pense que mes collègues responsables informatiques sont logés à la même enseigne. Pour faire ce boulot, il faut être passionné. Car le maintien à niveau, il n’est pas fait au frais de notre employeur. C’est notre temps libres que nous devons investir. C’est aussi (et très souvent) notre argent. Responsable informatique dans une école, c’est un choix de vie. Mais il faut ensuite l’assumer.