Aujourd’hui, deuxième jour de l’été. Il fait un vent à décorner un cocu. Et surtout, c’est la bise qui souffle, ce vent d’est polaire. Du coup, la température extérieure tourne aux alentours de 9°C. J’ai dû allumer le chauffage. Et comme ma maison est sur un point dominant, y a pas à dire: pour être exposé, je le suis. J’ai haubané la tente, toute neuve… les cordes sont directement fixées à des manilles que j’ai directement arrimées à la dalle en béton. Il fallait bien ça. Autre conséquence collatérale d’être sur une éminence (non, je ne vis pas sur un ecclésiastique), il y a, dans le champs à côté, exposés en plein vent glacial, une poignée de soldats armés de lances-missiles ou autres engins du même acabit en train de jouer aux moudjahidin, contre des avions Pilatus, de la même armée qu’eux, qui jouent à Top Gun. Et vas-y que je te survole à basse altitude, et retourne-y pour que je te nargue les p’tits cons dans leur uniforme couleur compost moisi qui se les gèlent dans l’herbe.
Et moi, je regarder mes impôts passer…
Ce soir quand je serai dans mon lit douillet et chaud, j’aurai quand même une pensée compatissante pour la poignée de soldats qu’on force à monter la garde dans leur champ, en plein vent polaire, dès fois que l’Union Soviétique déciderait de nous envahir durant la nuit.
