Le café et le pétrole ont plusieurs points communs, mis à part gustativement. Ces deux produits proviennent de pays hors-Occident, les deux lui sont indispensables et les deux voient leurs prix fortement augmenter, par une consommation proche de la production.
Or, si pour l’Occident, une crise pétrolière est plutôt une bonne nouvelle (obligé de laisser sa voiture, l’Homo Occidentalensis doit réapprendre à marcher, ce qui quantitativement diminue les risques cardio-vasculaires et donc la mortalité qui y est associée), une pénurie de café aurait des effets dramatiques. Prenons un groupe social test: les enseignants. Lorsque la machine à café de la salle des maîtres est en panne, les élèves s’en rendent très vite compte: humeur massacrante, irritabilité, irascibilité, perte de patience de la part des enseignants. L’instinct de survie de l’élève le fait donc se tenir à carreau pour quelques temps. Voilà probablement la principale raison qui fait que les pays producteurs de café, au contraire des producteurs de pétrole, n’ont jamais osé faire un blocus de leur marchandise. Imaginez seulement tous ces généraux galonnés et matelassé, l’oeil hagard, veiné de rouge par le manque, énervés, irritables, la main tremblante au dessus du bouton rouge de lancement des missiles atomiques. Si en plus ils avaient choisi ce jour pour arrêter de fumer, il y a un risque non-négligeable de vitrification de grandes quantités de territoires. Il y a des gens qu’il ne faut pas énerver.
et en plus il a raison, le café est le deuxiéme produit le plus échangé dans le monde..après le pétrole… mais peut être q’un jour cela sera le thé ?