Cela fait maintenant un peu plus de deux mois que j’ai eu la bonne idée d’acheter un iPad… et de l’emporter à l’école.
J’ai longtemps résisté à cet achat. J’ai finalement craqué, alors même que je savais l’iPad 2 très proche. Mais on m’a fait une proposition que je n’ai pu refuser et surtout j’ai découvert des expériences d’intégration de l’iPad en classe qui m’ont convaincu, à commencer par http://www.ipadenclasse.net/ (@ipadenclasse) et http://www.hyperclasse.com (@hyperclasse). Enfin, il ne faut pas oublier l’enthousiasme communicatif de Michel Schweizer, le responsable informatique des écoles de Genolier.
Observant ma fille de deux ans et des poussières sur mon iPhone, il n’a pas été très difficile de me convaincre du potentiel éducatif de l’iPad; restait à franchir le pas.
Au premier abord (mais aussi au second), je suis un peu un claustrophobe technologique; j’ai besoin d’espace et de prise en main maximum de mes appareils technologiques. J’appréhendais donc de me retrouver sur cet appareil bien plus petit qu’un Macbook Pro, qui ne permet pas le multifenêtrage (un gros handicap pour moi) et aucune possibilité de mettre les mains dans le cambouis. Après deux mois, je reste, sur ces points, plus quelques autres, mitigé.
1. J’arrive à me faire au passage d’une application à une autre, mais toujours pas à la gestion de Safari sans onglet; deux fois sur trois, je le ferme par inadvertance au lieu de changer de site.
2. L’obligation de passer par iTunes pour le transfert d’un fichier de l’iPad au Mac ou vis-et-versa m’horripile, alors que cela serait tellement simple de faire monter cet iPad comme une clé USB; voire même sans fil grâce au WiFi.
3. L’absence de l’application SMS de l’iPhone, alors que mon iPad est un modèle 3G me paraît aberrant.
4. Mail et Contacts qui plantent et quittent sans arrêt est aussi agaçant. De toute façon, Mail, en l’absence d’un filtre antispam, est pour moi quasiment inutilisable.
5. La gestion des accents sur le clavier virtuel est calamiteuse! Travailler sur l’iPad en français nécessite, à mon avis, un clavier externe.
Mis à part ces réserves, dont la plupart pourrait être corrigées avec un peu de bonne volonté de la part d’Apple et dont il suffit de m’adapter pour les autres, l’iPad, c’est du pur plaisir! Ma fille l’adore aussi; elle peut regarder dessus Shaun the Sheep, apprendre les couleurs, faire des puzzles, regarder des photos, dessiner, écouter des histoires,… A un peu plus de deux ans, elle est déjà complètement autonome dessus.
Pour ma part, mon usage privé de l’iPad est surtout destiné à Twitter, à la télévision avec TeleboyTV, à l’affichage de recettes de cuisine quand je fais à manger et à la relecture de l’intégral des Sherlock Holmes.
D’un point de vue professionnel, soit pour l’enseignement, l’iPad est devenu un outil indispensable. En géographie, comme j’ai une version PDF des livres, mon sac s’est allégé de plusieurs kilos. Molière, Saint-Exupéry se trouvent aussi en ebooks gratuits. J’utilise aussi Server Admin Remote, pour la gestion courante de mon serveur. Enfin, en pause, je ne m’encombre plus de mon Macbook. En règle général, l’iPad suffit pour répondre aux questions des collègues et résoudre leurs problèmes urgents (souvent des problèmes de réservation de salle ou de matériel). Enfin, Calendrier est vraiment agréable à utiliser. L’iPad devient une aide pratique à l’enseignement; il ne manque quelques applications spécifiques, permettant la gestion des cours et ce serait parfait.
Les élèves, eux, adorent l’iPad. J’ai acheté quelques applications de français et de géographie pour mes cours. Je laisse régulièrement l’iPad aux élèves. C’est un excellent facteur de motivation pour les élèves; même si je me doute que l’effet de nouveauté est non-négligeable. Si tous les élèves avaient un iPad, je pense que ce facteur serait amoindri au bout de quelques temps. J’utilise aussi l’iPad pour présenter des documents (par exemple une carte) aux élèves. En effet, dans mon établissement, il n’y a que de rares classes à être équipées de projecteur. Avec l’iPad, je peux vitre trouver un document en réponse à une question d’élève, et grâce à sont format, facilement le faire passer de mains en mains.
J’ai aussi laissé mon iPad dans les mains d’élèves d’enfantine (maternelle), avec l’application Pad a Dessin ouverte. Je me suis retrouvé avec ce petit dessin après quelques minutes et un attroupement d’élèves autours de l’appareil.
Et ceci n’est qu’un début!
A l’usage, je regrette surtout l’impossibilité d’avoir des multi-sessions sur l’iPad. En effet, quand je prête mon iPad, je laisse aussi un accès à mes applications personnelles et à mes informations personnelles. J’apprécierai aussi de pouvoir créer une session pour ma fille, avec un accès qu’aux applications qui lui sont destinées. J’admet que pour Apple, l’iPad soit comme l’iPhone, un appareil personnel. Mais l’usage privé montre qu’il s’agit d’un appareil qui est souvent familial. Et à l’école, tant que chaque élève n’aura pas son iPad, pouvoir créer une session pour les élèves serait pratique.
En conclusion, l’iPad, malgré ses quelques défauts (qui sont des limitations logicielles, et pas matérielle), l’iPad est un incroyable outil; incroyable, car immédiatement compréhensible et utilisable, sans apprentissage fastidieux. Même un jeune enfant arrive à l’utiliser sans aide, juste en essayant et se corrigeant.


No comment, tout à fait d’accord sur tout ce que vous avez dit!!!! je n’ai pas d’ipad mais je dois en prendre un cette semaine! j’ai craqué. (Je possède déja un iphone et un macbook) Je vais agrandir la famille!!! hihi