TomTom One Europe

J’ai toujours émis un doute quand à l’utilité d’un GPS routier. Surtout avec une licence de géographie. Intrigué par cette concurrence électronique à mon intuition et mon sens de l’orientation, j’ai décidé d’en acquérir un. En l’occurrence l’entrée de gamme de chez TomTom: le TomTom One Europe. Certains lecteurs plus attentifs et moins décérébrés que les autres pourraient rétorquer que “oui, le TomTOm One est bien l’entrée de gamme pour la marque, mais équivaut au niveau du prix au haut de gamme d’autres marques”. Tout à fait d’accord. Mais quitte à acheter un GPS; autant que ma femme puisse aussi l’utiliser. Or, habitué qu’elle est au Mac (tout comme moi), une interface claire, simple, intuitive serait préférable. Ne serait-ce que pour ne pas perdre plus de temps à programmer le GPS qu’à chercher son chemin. Or, TomTom est justement reconnu pour son interface simple à utiliser. Naturellement, j’ai testé plusieurs marques avant de me décider. C’est bien TomTom qui s’en sort le mieux.

Revenons maintenant à l’utilité du GPS. Pour faire Echichens-Dortmund, pas besoin d’un GPS. Un peu de bon sens suffit. Là où le GPS devient vraiment utile, c’est pour se diriger dans une ville et pour trouver un petit bled perdu en campagne. Chose que je me suis empressé de tester aujourd’hui. N’oublions pas que je cherche une maison. C’était l’occasion d’aller en voir une dans un petit village de la campagne fribourgeoise, loin de tout. Aucun problème à trouver avec le GPS. Pas besoin de carte, ni de ViaMichelin. Surtout, le GPS recalcule automatiquement un nouvel itinéraire, si d’aventure on voulait faire un détour. Je suis du reste très étonné de la patience de la dame qui me dicte la route, quand pendant 10 minutes, je refuse de suivre ses instructions… Sale boulot que celui de GPS.

Et les couacs? Dans sa recherche du meilleur itinéraire, le GPS nous fait emprunter des routes minuscules, au lieu de perdre 1 minute pour utiliser la route principale. Ok pour l’été, mais l’hiver, avec la neige? A un moment, j’ai tenté de programmer un itinéraire depuis le village fribourgeois où je me trouvais jusqu’à mon domicile, via Oron-La-Ville. Le TomTom n’a pas été capable de me trouver de route… Et pourtant, il m’a suffi de faire quelques mètres pour tomber sur un panneau indicateur “Oron-la-Ville”… Et que dire de certains détours, alors que je connais des routes plus directes.

L’un des avantages du TomTom est qu’il existe de nombreux petits programmes gratuits (oserais-je utiliser le terme de plug-ins?), comme un tripmaster (les amateurs de 4×4 sauront de quoi je parle).
Sinon, une fois de plus, je répète que l’interface est redoutable par son efficacité, que le TomTom n’est pas trop bavard et que la petite taille du One cadre parfaitement avec la petitesse du pare-brise de ma Jeep.

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