Aujourd’hui, je vais vous conter l’histoire de mon lave-vaisselle (qui ne lave toujours rien pour le moment).
Passant chez une grande marque française implantée depuis peu en Suisse (à savoir Darty), je me pointe avec mes normes de lave-vaisselle suisse (55 cm de large au lieu des 60 européenne) sur socle, qui plus est. Le choix était hallucinant: un seul pauvre lave-vaisselle de base, à un prix de fou. Réponse de la vendeuse: vous ne trouverez rien d’autre pour cette norme (ah ouais? Ben ils font comment, alors les autres Suisses?). Je quitte donc le magasin, direction une enseigne helvético-allémanique, à savoir Fust. Tout à coup, grand choix de lave-vaisselles à mes normes alien. Que du bonheur. J’achète donc le lave-vaisselle de mes rêves (mais vraiment celui dont j’ai toujours rêvé! Ah, mon impresario me souffle que c’est le même que celui de Martina Hingis… grand bien lui fasse – les Suisses me comprendrons). Je vais donc le chercher aujourd’hui. Naturellement, une pluie digne de l’Angleterre (ces jours-ci) m’accompagne sur les 90 km du retour. Heureusement la bâche de la barziremorque (à vendre) est étanche. Je hisse ensuite péniblement le colis à l’étage (quel con… acheter un château sans ascenseur). Vient ensuite l’installation du binze. Naturellement, il faut passer les tuyaux-câbles dans le socle de la cuisine. Je commence par la méthode de base: le bourrinage. Il faut savoir que contrairement aux apparences, il s’agit là de la méthode privilégiée par les intellectuels. Les manuels, eux, vont privilégier une pré-observation en vue d’une optimisation du travail. Après avoir allègrement (tam)bourriné pendant quelques instants, sans aucun succès (impossible de faire passer ces foutus tuyaux dans le socle), les vieux réflexes reprennent le dessus (parce que je suis une sorte de mutant, médiocre intellectuel et manuel de pacotille). Je saisis donc mon arme privilégiée, mon tournevis cruciforme. En fait, je préfère le tournebroche, mais dans ce contexte, sont utilité ne m’a pas immédiatement sauté aux yeux. Je démonte quelques éléments de la cuisine, afin d’avoir un accès aisé au socle. Le passage des tuyaux devient bien plus aisé. Mais c’est là que le drame se noue: alors que tout se passe pour le mieux, le tuyau d’amené d’eau s’avère finalement trop court d’un centimètre. Je suis maudit. D’autant plus que la face décorative noire, payée, n’a pas été livrée.
D’un seul coup, je me suis souvenu pourquoi étant ado, je voulais plutôt devenir opticien, et pas plombier.
Très bel aventure! et j,ai pu très bien imaginer a chaque ligne de ton histoire…j’aurais pu même, la dessiner!
tu es plus débroullard que moi…
Martin 🙂
Merci. J’ai quand même réussi à faire fonctionner ce damné lave-vaisselle… après avoir acheté un adaptateur trop long. Le problème, je n’ai pas trouvé de simple rallonge en 3/4 de pouces.
J’évite toute forme de bricolage, parce qu’à chaque coup, il me manque ce fameux dernier centimètre, ou je ne sais quoi d’autre…
Je compatis… profondément
Hahaha (rire sardonique) ça c’est le syndrome NATFA* !!!
On en parle souvent sur le blog du Kubb…
Pour peu qu’en plus t’ai un karma d’objets archi mauvais ça s’annonce épique !
😀
* Never At The First Attempt