Le problème, quand on s’installe en pays étranger, à savoir passer du canton de Vaud à celui de Fribourg, c’est de s’adapter aux coutumes locales. Surtout quand il n’existe pas de mode d’emploi.
Ainsi, on a toujours l’air un peu balot quand tôt le matin, en ce début mai, trois jeunes demoiselles sonnent à ta porte et commencent à te chanter un chanson. Tu comprends aussi vite que ce n’est pas par pur altruisme ou par espoir de tomber sur un producteur de la Starac. Il faut donc bel et bien ouvrir son porte-monnaie en échange de la chansonnette; chose que je fais d’autant plus volontiers que je préfère de loin cette coutume indigène au racket halloweenien.
Par contre, quand on emménage, les autorités locales pourraient nous prévenir! Qu’on sache à quoi s’attendre. Car après le concert des demoiselles, ponctués par force aboiements joyeux de mes chiens (pas du tout dans la mesure, les corniauds!), il a fallu passer à la caisse. Mais combien donner? Comme elles étaient trois, au hasard je donne 5 francs par gamine. Au vu des yeux qu’elles faisaient, j’ai dû probablement commettre l’équivalent de corrompre un fonctionnaire de police turkmène avec dix billets de 100 $ pour faire sauter une amende de stationnement.
Je me suis vite rattrapé avec les suivants, le montant de la taxe oscillant entre deux et trois francs par gamin. Mais heureusement que j’avais une boîte qui sert à récupérer toute la menue monnaie qui traîne! Parce que sinon, vu le nombre de chanteurs en herbe, je serais vite arrivé à court d’argent.
hi hi je sais pas ce que c’est comme fête, mais en Ajoie sont bizarre aussi… Ils ont le Rai tiai tiai… en gros la coutume c’est que les jeunes montent sur la charette du tracteur avec grosse sono et c’est no limits toute la nuit et si tu veux qu’ils se barrent de sous tes fenêtre faut leur filler à picoler… je sais pas la quelle des deux coutumes est plus rentable 😉
Oh ça me rappelle de bons souvenirs quand j’allais chanter le 1er mai et qu’avec cet argent on achetait un cadeau pour la fête des mères ! Aujourd’hui les enfants gardent l’argent pour eux, enfin pas tous ! Hier, j’ai fait le tour du quartier avec le petit qui chantait une jolie chanson d’escargot, euh il vous la chantera aussi ! (mes enfants achètent avec cet argent un cadeau pour la fête des mères, du chocolat)
Barzi, pour 5 francs, je chante aussi !
Intéressante coutume…
Dans mon quartier le racket enfantin se fait par le biais de tickets de tombola de kermesse scolaire…