Contrairement à ce que peut laisser croire la note précédente, je ne suis pas encore en vacances. Enfin, techniquement, si, depuis hier soir. Mais les photos playa-sun-volcano, ce sont des photos de travail. Si. Le bon (mais aussi pire) côté de l’enseignement, c’est qu’il nous arrive parfois de devoir accompagner des classes en course d’école – camp sportif – voyage d’étude – retenue (souligner ce qui convient). Et dans mon cas, je me suis fait collé (rah le manque de bol) pour accompagner 11 gremlins de 15 ans aux Iles Eoliennes (qui contrairement à ce que croyait l’un des gremlins femmelles ne sont pas couvertes d’éoliennes, mais de volcans). Je ne m’étendrai guère sur les épopées de mes élèves, pour cause de devoir de réserve, de secret professionnel que je ne révélerai même pas aux asticots dans ma tombe, mais contre quelques millions d’€, on peut discuter. Je n’arriverai juste jamais à me faire à l’apathie de nos élèves. Mais quelques souvenirs lointains et fugaces de ma propre jeunesse me laisse à penser que du temps où je fus jeune et chevelu, nos enseignants devaient penser exactement la même chose de nous.
Juste un petit conseil pratique aux collègues de la campagne qui auraient l’idée folle de lâcher quelques élèves au milieu de Naples: l’espérance de survie, si nous n’avions pas été là, d’un de mes jeunes campagnards suisses aurait été de 20 minutes. Soit ils finissent écrasés, soit ils finissent égorgés.
En rentrant de ces cinq jours, j’ai eu l’impression d’avoir eu autant de jours de lag. Le monde avait suivi sa course, mais sans moi. Ma meilleure amie a accouché d’une adorable petite fille, Ingrid Betancourt a été rachetée par les Etats-Unis, Sarkozy a refait des conneries, on ne parle enfin plus de foot, le baril de pétrole a décidé de continuer à gravir les pentes du Stromboli et ma femme a continué de s’arrondir.
Je suis content d’être rentré. Mon chien aussi. A mon retour, il s’est roulé et frotté contre moi pendant un quart d’heure.
Ohlala Barzi, je suis fan de ce post. On dirait que tu exploses de bonheur. Faut avouer que les Iles Eoliennes c’est absolument merveilleux, avec ma classe en tout cas c’était génial, par contre tes élèves je sais pas :D. Pour ce qui est de Naples, ça me fait un joli souvenir, on avait le droit d’aller que dans une seule rue, énorme, avec que des magasins, une fois rentrés à l’hôtel tout le monde parlait de son magasin préféré et tout le monde y retournait, c’était infernal, le shopping au bout de 2h ca me gonfle vraiment :D. Mais je crois quand même que la nuit à Naples a été une des pires, j’étais tombée dans la chambre des garçons, avec Julian, Julien et David. Impossible de dormir. Les hommes parlent encore plus que les femmes. Et niveau propreté dans la salle de bain, ça laissait un peu à désirer.
Pour le Stromboli, on avait pas eu de bol, il avait fait une explosion quelques jours avant qu’on vienne, résultat, il crachait un caillou tout les quarts d’heure. On s’extasiait devant ce spectacle. Hum hum.
Mais ce voyage reste une expérience magnifique et c’est tout simplement inoubliable!
Bref, il faut pardonner mon petit racontage de vie, mais mes doigts ont couru tous seuls.
Bonnes vacances à toi aussi!