Enfin de retour. Pour rappel, hier, j’étais en course d’école. Plus précisément, j’étais la voiture balai, les élèves étant à vélo avec deux collègues. Le beau rôle, pensez-vous. Que nenni! Car, si nous avons dormi à un endroit magique, à savoir un refuge, à 1’500 m d’altitude, avec une vue panoramique et complète sur le Lac Léman (probablement la plus belle vue qui existe sur le Léman), il y a avait quelques contraintes. La première était que je devais dormir sur place. Le prof de sport, accompagnateur initial, vient de se blesser. Donc dormir dans une écurie. Moi, j’ai eu chaud: j’avais un sac de couchage garanti pour -18°C. Heureusement, car au matin, ma voiture était couverte de givre. Mais à voir ce n’était pas le cas des élèves, qui devaient avoir ainsi de la peine à dormir, puisqu’ils (enfin… elles) ont parlé, et parlé, et parlé…. Alors ces bavardages (pénibles sur le coup des 4 heures du mat’), mais surtout l’inconfort du vague lit (une espèce de sommier à ressorts, sans matelas) ont eu raison de ma nuit de sommeil… qui est devenue une quasi-nuit blanche. Debout enfin à 5h30 pour redescendre au village. Car si la course d’école s’est poursuivie aujourd’hui, les chemins empruntés rendaient l’intervention d’une voiture balai impossible. Donc, j’ai dû enseigner, aujourd’hui. Et bien, une nuit quasi blanche, un réveil glacial, combiné à des semaines de sous-alimentation, niveau heures de sommeil, ça n’aide pas. Ça a été pénible. J’ai navigué à vue. Mais cela en valait la peine: la soirée, sur ce surplomb au-dessus du Léman était magique!
Ohhh mais que de souvenirs cette course d’école, p’t’etre pas au même endroit, mais ouais.