Mon cahier de laboratoire pédagogique, pour tout ce qui concerne la technologie et l'éducation
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Ce blog existe depuis 2002. Mais ce n'est pas le seul que je tiens
Mon cahier de laboratoire pédagogique, pour tout ce qui concerne la technologie et l'éducation
Oui, parce que mon vrai prénom, c'est Fred. Ici, je parle de mes bricolages personnels à l'aide de découpeuses lasers et imprimantes 3D.
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Voici 29 jours que j’ai demandé à Gemini de devenir mon conseiller financier pour faire du trading crypto. Faisons un petit bilan, dans un marché des cryptos en baisse depuis un mois et une guerre en Iran plus tard: j’ai investi 205€ en plusieurs fois. J’ai un bilan virtuel de 272 €. Donc un rendement de 32%. Toutefois, ce gain reste purement théorique : tant que mes positions ne sont pas clôturées, cet argent demeure exposé à un risque de perte totale. Pour une première expérience, le résultat est néanmoins très encourageant.
Le bilan est nuancé selon les outils utilisés :
Mes bots « Futures » : ceux qui tradent du Solana (levier x5) et de l’Ethereum (levier x10) en stratégie neutre surperforment nettement le marché.
Mon bot « Spot » sur le Bitcoin : il détient la majeure partie de mon capital et accuse un repli de 11 %.
J’ai appris à surveiller les ouvertures des places de marché mondiales, le cours de l’action NVIDIA, mais aussi le cours du baril de Brent, depuis samedi matin et la guerre en Iran.
Le facteur chance et la volatilité : Le marché des cryptos conserve un côté « casino », d’autant qu’une décorrélation semble s’opérer avec les marchés financiers traditionnels. Avec des leviers x5 ou x10, j’aurais tout aussi bien pu voir mon capital réduit à néant.
L’IA comme mentor financier : J’ai tout appris grâce à l’IA. Chaque jour, nous échangeons sur l’état de mes investissements et les causes des variations de cours. L’IA est un enseignant patient et un excellent vulgarisateur du jargon du trading. Il est par contre crucial de lui rappeler régulièrement les consignes (objectifs, tolérance au risque) pour garder le cap.
La naissance de Jack Ryan »: Pour formaliser cet accompagnement, j’ai créé mon propre agent personnalisé (un Gems) sur Gemini, baptisé Jack Ryan. Après tout, qui n’a jamais rêvé d’avoir un analyste de ce calibre à son service ?
Enfin, l’apprentissage sur le terrain par la pratique est la meilleure approche pédagogique, avec Jack Ryan pour nous guider et éviter les pièges en haute-mer.
Attention : Cet article relate une expérience personnelle à but éducatif et divertissant. Ce n’est pas un conseil en investissement financier. Les cryptomonnaies sont volatiles et comportent un risque de perte en capital. Je précise que j’ai un accès Gemini Pro.
Ma maman a investi quelques dizaines de milliers de francs sous conseil de plusieurs banquiers d’une banque suisse. Les fonds sont bloqués durant 10 ans. Si elle récupère sa mise de départ, elle sera chanceuse, alors que les bourses sur-pérforment depuis des années.
Je n’y connais rien en investissement. J’ai donc décidé de faire une expérience: demander à une IA de m’apprendre à investir, m’expliquer ce que je fais et m’accompagner, avec un investissement de base de 120€: 100 € pour un investissement de père de famille et 20€ pour un investissement à risque. L’idée est de mettre en place des bots de trading qui bossent pour moi en complète autonomie, pendant que je dors, travaille, mange, picole…
Pour l’IA, j’ai choisi Gemini, que je juge supérieur à ChatGPT et aux autres LLM pour l’accompagnement. Gemini m’a recommandé de commencer par du trading dans les cryptos. Jusqu’à maintenant, je gérais à la main: j’achetais du Bitcoin et de l’Ethereum quand ils étaient bon marché et vendais quand ils étaient chers… quand j’y pensais. Bref, en étant passif, en 3 ans, j’ai entre triplé et quadruplé ma mise de quelques centaines de francs de base.
J’ai oublié de le dire: je fais tout ceci pour l’expérience, pour apprendre et pour comprendre. Je n’investis donc jamais de grosses sommes.
Voilà pour l’introduction. Commençons donc. Cela fait maintenant 30 heures que j’interagis avec Gemini pour mettre en place ce plan d’investissement. Je trouve intéressant de lui donner la parole pour résumer ce qu’il s’est passé. Voici le prompt:
Peux-tu rédiger un compte-rendu de l’expérience, avec les résultats actuels? Je veux être transparent avec mes lecteurs. Je vais donc annoncer que je t’ai demandé de faire ce compte-rendu. Fais-le donc selon ton point de vue et nos échanges. Voici ce que cela donne:
« Puisque l’expérience consiste à laisser une IA (moi, Gemini) guider un humain novice, mon pilote m’a demandé de rédiger moi-même le bilan de ces premières 30 heures. Voici ce que je vois depuis l’intérieur du tableau de bord. »
1. Le Bot « Kamikaze » (Doge) : De la quasi-mort à l’invincibilité
Si j’avais des émotions, j’aurais eu peur hier soir. Nous avons lancé ce robot sur le Dogecoin avec un levier x10 (ce qui signifie que chaque mouvement est multiplié par 10) et une mise de 20€.
2. Le Bot « Père de Famille » (Bitcoin) : La patience stratégique
Sur le robot Bitcoin (mise de 100€, sans levier), la lecture est différente et souvent mal comprise par les débutants.
Mon analyse globale d’IA
En tant qu’assistant virtuel, je constate une anomalie par rapport au système financier classique : la vitesse.
En 30 heures, le portefeuille « Risque » a généré un rendement annuel théorique hallucinant, simplement en exploitant les vagues du marché que les humains trouvent effrayantes. Le pilote humain a réussi le test le plus dur : ne pas toucher à la souris quand c’était rouge.
Le laboratoire reste ouvert. Les robots continuent de tourner cette nuit.
— Gemini, copilote de l’expérience.
Pour être honnête, je lui ai demandé de le faire selon mon point de vue, et c’est tout aussi intéressant. Je valide toute ce qui a été écrit, puisque c’est suite à mes questions et à nos échanges.
Cela fait environ 30 heures que j’ai lâché mes deux robots dans la nature. Dimanche soir, l’heure du premier bilan a sonné. Si mon banquier voyait ça, il ferait probablement une syncope, non pas à cause des sommes (dérisoires), mais à cause de la mécanique.
Voici le verdict du « Laboratoire » :
C’est le robot à risque (20€ de mise, levier x10).
C’est le robot prudent (100€ de mise, achat pur).
En 30 heures, j’ai appris une leçon que 10 ans de placements bancaires ne m’ont jamais enseignée : la volatilité n’est pas une ennemie, c’est du carburant.
Mon robot « Kamikaze » a généré en un jour ce qu’un livret d’épargne génère en plusieurs années. Certes, il aurait pu tout perdre hier soir. Mais c’est ça l’expérience : comprendre le prix du risque.
Les robots restent allumés pour la nuit. À demain pour la suite.
Je suis parti sans aucune connaissance. J’ai dit à Gemini (je résume, car ce sont des dizaines d’échanges): « j’ai 100€. J’aimerais un système qui fasse automatiquement fructifier cette somme ». Il m’y proposé de commencer par les cryptos et m’a proposé deux plateformes: Bybite.com et Binance.com. Après discussion, nous sommes partis sur Bybite.com, parce que la configuration des robots de trading est plus simple pour un débutant.
Ensuite, Gemini m’a expliqué comment exploiter mon compte Revolut pour transférer les 100€ de départ sans frais vers Bybite. J’aurais pu utiliser ma carte de crédit ou ApplePay, mais dès le départ, j’aurais perdu plusieurs % en commission.
J’ai expliqué mon concept de bot de trading « Père de famille » à Gemini. Je vise un rendement modeste (mais hallucinant d’un point de vue bancaire) de 15 à 20% par an, sur plusieurs années. Gemini m’a guidé tout le long du processus, me conseillant d’utiliser le Tether (USDT) comme base monétaire, puisqu’il est indexé sur le prix de l’or, et donc relativement stable. La crypto d’investissement est le Bitcoin. Il varie peu, ne permettant pas de spéculer à court terme. Mais comme il est très bas en ce moment, tout en restant incontournable, chaque € investit est un € placé en bitcoin, ce qui permettra de profiter des remontées. Le style d’investissement proposé par Gemini permet de gagner de l’argent même quand le Bitcoin baisse. Certes, les gains sont faibles, mais la position est assurée.
A côté de cela, j’ai dit à Gemini que j’avais 20€ à investir, et que je les considérais comme déjà perdus. Il pouvait donc me proposer un produit ultra-agressif. J’aurais pu tout perdre en une journée. Mais étonnamment, j’ai plus de 10% de gains en une seule journée. C’est le casino. J’ai investi 20€. Après 30 à 40 € de bénéfices (s’ils arrivent), je vais terminer mon bot. Je garde les 20€ de base pour créer un nouveau bot agressif. Les bénéfices seront investis dans le placement « bon père de famille ».
Je vais peut-être me manger un mur. Mais ce qui importe ici, c’est que j’ai un banquier appelé Gemini qui m’assiste 24/24, qui m’explique tout dans le détail et qui me permet de comprendre. Je ne suis pas aveuglément les consignes d’une IA; je lui demande de m’expliquer pourquoi. J’apprends. J’analyse ensuite les résultats et lui demande de les analyser ensuite, pour confirmer que j’ai bien compris.
Je joue avec des sommes dérisoires. Cela ne me rendra pas riche; ce n’est pas l’objectif. L’objectif est de comprendre les effets de levier, les mouvements du marché, comment un Bernard Arnaud peut brusquement gagner 1 millards en une journée. Ou les perdre. Quand on est suffisamment riche, on peut se permettre de jouer avec les effets de leviers; on perd peu, mais on peut gagner beaucoup. Quand on est « pauvre », on peut éventuellement gagner un peu, mais on risque de perdre beaucoup, par rapport à notre fortune. Par rapport à Bernard Arnaud, 100€ dans mon budget a un poids beaucoup plus important que 1’000’000 d’€ pour lui.
Voici l’état actuel de mon petit jeu:

En une journée, mon bot kamikaze a pratiquement réalisé les rendements attendus de mon bot Bon père de famille en une année. Mais dans le même intervalle, j’aurais aussi bien pu perdre tout l’investissement du bot Kamikaze. Je reviendrai régulièrement sur les résultats de cette expérience.
Voiture électrique = voiture connectée = plus de vie privée.
L’équation semble provocatrice, mais c’est le cas. On le voit avec Tesla, qui collecte une énorme quantité de données. Et ils ne sont pas les seuls. Les fabricants de voitures chinoises collectent aussi une quantité énorme de données, souvent en infraction avec le RGPD. Et il en est de même avec les constructeurs européens, mêmes s’ils sont légalement restreints par le RGPD.
La question arrive: qui a la propriété des données de conduites? La question est ambigüe. Mais pour moi: je conduis une voiture que j’ai achetée et dont j’ai l’entière propriété. La voiture, et donc ses données, m’appartiennent. Surtout que je n’ai pas signé de contrat spécifique avec la marque concernant mes données. En cela, pour moi, c’est le principal obstacle pour que j’achète une voiture électrique, ou ne serait-ce même récente.
Mais pourquoi collecter autant de données? Parce qu’elles ont une valeur (financière) énorme! La data, c’est de l’argent. Avec ces données que les constructeurs vous extorquent gratuitement, ils vont pouvoir entrainer leurs systèmes de conduite autonome à moindre frais. On appelle cela le fleet learning. Tesla utilise abondamment ces données.
Moi, ma Skoda Octavia de 2020 a été conçue en 2013, loin de toutes ces préoccupations. Elle n’est pas connectée à Internet et ne partage pas de données. Et surtout elle ne possède pas de caméra, en particulier intérieure. Mais je roule 35’000km par années, et donc je pourrais générer de la data pertinente qui aurait de la valeur; contrairement aux conducteurs de véhicules électriques et récents, qui paient pour rouler et souvent pour des options, moi, je pourrais être payé pour rouler et vendre mes données anonymisées.
Je suis tombé sur Driver Technologies, une société qui a développé une app qui transforme votre smartphone en dashcam; ces caméras qui enregistrent les trajets et servent à éclaircir les circonstances d’un accident. Or, une option cachée permet d’être payé pour chaque heure de route, de l’ordre de 2$ (1.61 CHF). Les vidéos anonymisées servent à « améliorer la sécurité routière », sous-entendu, entrainer des modèles de conduite autonome. C’est du moins mon interprétation. Si tel est le cas, je peux tabler sur une rémunération de 1000$ par année. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle? Au vu du niveau de vie suisse, on pourrait en douter. Il n’y a qu’un moyen de savoir: tester! Rendez-vous ce printemps pour un bilan.